L'église de Rosiers d'Egletons

d'abord dédiée à la Sainte-Croix ; aujourd'hui, dédiée à Saint-Julien :

 

Elle a gardé de l'époque romane un sanctuaire dont d'abside médiane du chevet est célèbre par un décor festonné influencé par l'art hispanique et dont les retombées d'arcatures se font sur des chapiteaux à feuilles imbriquées et palmettes, dont le modèle se rencontre souvent dans le pays de Tulle.

Beaux modillons, plan du choeur établi sur trois absides parallèles communiquantes. L'absidiole nord a disparu. Chapiteaux sculptés sous l'art triomphal.

Dans la nef remaniée, deux chapelles du XVIè siècle. Une niche s'encastre dans l'une d'elles - style flamboyant (XVIè siècle).

Porche gothique limousin en trace brisé, ressauts sculptés de signes lapidaires.

Le choeur est du 12è siècle, a pans coupés, couronnés d'une belle série de corbeaux et revêtus de colonnes aussi bien que d'arcades dont la plus orientale se découpe en grâcieux festons. La facade et le clocher sont du 17è siècle.

 

 

Dans cette église, où on peut prêter attention à la co-habitation des siècles :

- Le porche est du XIVè siècle, surmonté au XVIIè d'un clocher à aiguille.

- La première chapelle à gauche est du XVIè avec des moyens modestes. La croix des pénitents peut-être du XVIIè, restaurée en 1986 par Maurice Parel (MOF).

- La deuxième chapelle est du XVIè avec des moyens riches. (Dans la niche, la Mise au Tombeau des Reygnades).

- Entre les deux chapelles la Vierge à l'Enfant est du XVè...

 

 

Sur le mur en face, les statues de St Jean Baptiste et St Roch rappellent l'art populaire du XVIIè.

 

- Les deux arcades du transept sont du XIVè les bras ont été reconstruits autour de 1900.

- Le bénitier à la petite porte est du XVIè.

- Dans le choeur, l'abside polylobée est du XIIè comme la chapelle orientée à droite.

- Le rétable est du XVIIè (Louis XIV), tout fait mains, restauré en 1970 et 1982, par les ateliers Memponte à Bagnolet (restauré à la feuille d'or). Seul du genre en Haute Corrèze.

A la sortie, un dernier regard sur cette Eglise de village, une des plus anciennes du Limousin flanquée sur tout son long de contreforts moyennageux, elle dresse son chevêt roman à allures hispaniques et mêmes arabes.

L'autel " en plein chêne " des bois d'Estivaux (village de Rosiers), comme les bancs (don de Madame Souillac), fabriqué par André Virolle en 1986.